Un héritage familial vivant
Après le décès de notre grand-mère — la dernière encore en vie parmi notre grand-père et ses épouses — la maison familiale fut vendue.
Mais selon la tradition, la mosquée attenante ne faisait pas partie de la vente : elle restait la propriété morale et spirituelle de la famille fondatrice.
Les années ont passé. La maison n’était plus là pour nous rassembler, la génération de nos parents nous a quittés à son tour, et peu à peu la mosquée est sortie de notre quotidien.
Puis notre cousin Kassoum, installé à Maradi pour des raisons professionnelles, est retourné dans le quartier de nos grands-parents. En revoyant la mosquée familiale, il a découvert un lieu fortement dégradé par le temps.
Il nous a alors contactés, nous les petits-enfants Massi. Notre génération est aujourd’hui devenue la gardienne de cet héritage familial et spirituel.